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LAMOTTE-BEUVRON

Ouverture de la Mairie

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AGENDA

Avril 2017
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URGENCES

Origine du nom

Lamotte-Beuvron doit son nom à une « motte », en fait une butte de terre sur laquelle sera érigée au Moyen-Age, une modeste forteresse, et bien sûr, à la rivière toute proche.

Historique de la ville

À la fin du XIV ème siècle, un château remplace la forteresse, château qui a son tour sera détruit en 1949, à l’exception d’un corps de logis encore visible, pour faire face au bâtiment actuel.

A l’origine, Lamotte « sur » Beuvron, dépend de la Seigneurie de Vouzon, et il faudra attendre 1702 pour qu’elle devienne une paroisse indépendante.

En 1792, la Révolution en fait une commune. A peine la municipalité est-elle formée qu’elle demande avec instance, que notre village devienne chef-lieu de canton, alléguant que le canton de Chaumont-sur-Tharonne, d’où notre lieu dépendait, possède 17 communes et s’étend d’Est en Ouest sur plus de huit lieues.

En 1800, les vœux de Lamotte furent exaucés ; par le remaniement des cantons de Chaumont et de Salbris, on créa ceux de Lamotte-Beuvron et de Neung-sur-Beuvron, mais celui de Chaumont fut supprimé.

Le canton fut composé de 7 communes :
Lamotte / Yvoy / Vouzon / Souvigny / Chaon / Chaumont / Nouan.

Pauvre chef-lieu car sa population ne s’élevait qu’à 301 habitants et en l’an XI, les recettes de son budget s’arrêtent à 197,25 F.

Pauvre commune dont le territoire ne produit qu’un peu de seigle et de Sarrazin ne pouvant à peine suffire à nourrir ses habitants !

C’est le hasard, qui fait venir le futur empereur à Lamotte-Beuvron, car en fait il souhaitait acquérir le château de la Ferté-Beauharnais, et c’est faute de pouvoir acheter celui-ci qu’il acheta celui-là.

La Sologne à cette époque est restée inculte et insalubre. Ses habitants ont la « tremblotte »… En fait, le paludisme règne sur toute cette région parsemée d’étangs.

Des projets d’assainissement et d’amélioration des terres sont bien à l’étude, entre autres un projet de canal qui permettrait d’amener des marnes calcaires de la région de Blancafort…

Ce sera le mérite de Napoléon III, de faire aboutir ce projet de canal, et de créer un « Comité Central Agricole » pour coordonner les multiples travaux d’assainissement.

Le temps a passé. La Sologne est devenue une région magnifique et saine.

  • De Napoléon III, il reste une mairie et ses armes, l’église.
  • Le canal a perdu depuis longtemps ses chalands mais est devenu un lieu de promenade exceptionnel.
  • Le Comité Central de Sologne, sous un autre nom, continue de contribuer à l’aménagement de la région.

La vocation agricole de Lamotte a évolué au profit de la petite industrie.

Les rues de Lamotte-Beuvron

Par délibération du Conseil Municipal en date du 27 Octobre 1934,
la rue du Vieux Bourg devient rue Durfort de Duras

Jacques Henry de Durfort duc de Duras est né à Duras, une petite bourgade du Lot et Garonne en 1625 et mort à Paris en 1704.
D’abord lieutenant général puis gouverneur de la Franche-Comté, il sera promu maréchal en 1675 et doyen des maréchaux de France en 1694.
Jacques Henry de Dufort Duras est à l’origine de la création de la paroisse de Lamotte en raison de la distance entre Lamotte et Vouzon pour assister à la messe. Grâce à ses relations avec Louis XIV, dont il était un familier, et à l’appui de l’évêque d’Orléans et malgré la vive opposition du curé de Vouzon soutenu par l’évêque de Beaugency, il fit aboutir cette décision.
Le 13 Mai 1702, un accord est signé à Versailles : le curé de Vouzon accepte le démembrement de sa paroisse à condition, et ce fut le cas, que ses intérêts soient sauvegardés.

D’après Monsieur Christian Poitou
« La formation d’une paroisse de Sologne »

Par délibération du Conseil Municipal en date du 27 Octobre 1934,
la rue des Sables devient rue Dr Chevallier

Alphonse Chevallier est né en 1823 et meurt en 1906.
Il s’occupe de l’état de santé de la population de Lamotte qui est assez médiocre compte tenu des étangs et des marais malsains. Le travail ne manque pas.
Le docteur Chevallier acquiert donc une solide réputation.
En 1890, il est élu Maire de Lamotte, il démissionnera en 1902 prenant prétexte que lors d’un renouvellement du bureau, il n’avait pas été réélu à l’unanimité (il lui manquait une voix !).
Le docteur Herve lui succède sans succès, il fera donc appel à un jeune médecin originaire de Saint-Viâtre : le Docteur Augustin Dubois.

Le 27 Octobre 1934, l’ancienne route de Chaon devient Rue Veuve Hamon,
puis, en janvier 1992 rue Jenny Hamon

Jenny Caroline est née en 1842.
Elle est la cousine germaine du Docteur Alphonse Chevallier. Par testament après son décès survenue à Blois en 1921, elle lègue une somme de 10 000 F en stipulant que les rentes de cette somme iront à une jeune fille âgée de 21 ans, peu aisée, sage et méritante, prise en alternance entre Blois et Lamotte.

D’après Monsieur H. Deletang
Président du G.R.A.H.S
(Groupe de Recherche Archéologiques et Historiques de Sologne)

La rue de la Colonie devient le 27 Octobre 1934
la rue du Château, puis en 1944 rue du Dr Vrain

Gaëtani Marie Léon Vrain est né en 1860.
Il exerce à Paris la profession de Docteur en médecine.
Il meurt en 1937 dans le cinquième arrondissement.
Par testament, il lègue à la commune de Lamotte une rente annuelle de 4 000 F destinée à la fondation de deux prix en faveur de deux familles méritantes, de nationalité française et habitant la commune de Lamotte depuis plusieurs années. 

Le 27 Octobre 1934, la route de Brinon devient Rue Veuve Boucher,
puis en Janvier 1992 rue Cécile Boucher

Elle s’appelait Cécile Louise Victorin Boiffard, elle est née à Paris en 1856.
Elle épouse Philibert Achille Boucher.
Elle devient propriétaire du Château de Tracy où elle décèdera en 1915.
Quelques mois avant sa mort, elle avait rédigé un testament : elle léguait son château à Madame Dupont et Jeanne Letourneur, toutes les deux nées Brocot, à charge pour elles de payer à la commune de Lamotte, dans l’année qui suivra son décès, une somme de 100 000 F à laquelle pourront s’ajouter d’autres legs et qui devra servir à la fondation d’un hôpital pour les malades et les vieillards.
Grâce à cette donation, la commune vit ses recettes multipliées par quatre et c’est en remerciement que la route de Brinon (qui passe par Tracy) portera son nom : il faudra cependant attendre 1934 !

Photos issues de la collection de M. Jacques Asselineau